P1040439Une semaine à Paris avant de récupérer les fistons puis un mois dans le sud avec eux, exclusivement sur la terre ferme, camps de base "Mammy Christine".

Le temps de se faire ficher dans quelques administrations, revoir quelques amis mais finalement assez peu, lancer quelques lignes pour la suite et laisser décanter en essayant de ne pas trop penser à vide, inutilement. 

Vacances classiques avec mes enfants sinon. Leur intensité energétique et leur curiosité croissent et embellissent: Taper dans un ballon, courir, nager, marcher avec l'âne Aioli quelques jours dans les Cevennes. Répondre à leurs interrogations aussi, de plus en plus nombreuses et fines, imaginer ensemble comment on vivra ensemble "après". 

Je ne me sens pas revenu complètement. Paradoxalement, ma vie de marin voyageur me parait déjà très loin.

Je suis particulièrement étonné par les questions et projections qu'on meP1040410 renvoit. J'ai bien quelques anecdotes à raconter mais quant à en tirer un quelconque enseignement, dire ce que j'ai préféré et autre généralités... je crains d'être un peu sec.

C'est étrange de constater le nombre de fantasmes que génère, chez ceux dont l'existence est plus linéaire, tout changement de vie radical, transitoire ou non...

Le cycle se termine, un autre y succédera même si ses contours restent encore flous, voilà tout.      

Ultime piqure de rappel quand même. Dans deux jours, je retourne aux Açores pour le dernier segment vers la France. Comme d'habitude, nous seront peu nombreux à bord pour ce baroud d'honneur: GG et moi. Un équipier de choix pour clôturer le cycle car c'est principalement lui qui m'a innoculé le virus de la bourlingue nautique voici 15 ans.