<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Galapiat</title><link>http://galapiat.canalblog.com/</link><description>Les tribulations de Galapiat et de son &#xe9;quipage</description><language>fr</language><lastBuildDate>Fri, 25 May 2012 08:06:00 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Galapiat repart pour de nouvelles aventures</title><dc:creator>Teepee</dc:creator><link>http://galapiat.canalblog.com/archives/2012/05/02/22129087.html</link><category>Le bateau</category><comments>http://galapiat.canalblog.com/archives/2012/05/02/22129087.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://galapiat.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/22129087/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://galapiat.canalblog.com/archives/2012/05/02/22129087.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/04/47/509491/68495588.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/04/47/509491/68495588_p.jpg&quot; alt=&quot;nouanni&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Galapiat est d&#xe9;sormais vendu.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Bonne chance &#xe0; Jann qui a pour projet l&apos;Australie d&apos;ici 3 ans&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 02 May 2012 09:11:00 GMT</pubDate></item><item><title>Epilogue : A&#xe7;ores - Hy&#xe8;res, terminus</title><dc:creator>Teepee</dc:creator><link>http://galapiat.canalblog.com/archives/2011/08/19/21823213.html</link><category>Retour vers l&apos;Europe 2011</category><comments>http://galapiat.canalblog.com/archives/2011/08/19/21823213.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://galapiat.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/21823213/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://galapiat.canalblog.com/archives/2011/08/19/21823213.html</guid><description>&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;Atterissage en fin de journ&#xe9;e du 28/07 aux a&#xe7;ores avec GG pour ce dernier segment vers Hy&#xe8;res, nous larguons les amarres le lendemain midi, une fois les courses faites.&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/87/73/509491/67498129.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0px 0px 5px 5px; float: right;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/87/73/509491/67498129_p.jpg&quot; alt=&quot;P1030080&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Sur les traces exactes de mon trajet depuis Panama il y a trois ans, les conditions sont assez comparables. Ce millier de milles vers le d&#xe9;troit est une formalit&#xe9;, presque de la routine sans &#xe9;v&#xe9;nement notable. Pas de moteur ou presque &#xe0; part le premier jour pour se d&#xe9;gager des &#xee;les et de l&apos;anticyclone puis du travers light medium autour d&apos;une dizaine de noeuds en g&#xe9;n&#xe9;ral sur une mer calme. La car&#xe8;ne est toujours propre malgr&#xe9; plus d&apos;un mois sans bouger, le bateau glisse. Quelques r&#xe9;glages de temps &#xe0; autre, une veille distraite sur l&apos;oc&#xe9;an d&#xe9;sert, bouquiner. On est peu sollicit&#xe9; et on se sent presque plus passager que navigateur actif. Ne manque que du personnel pour nous servir et l&apos;illusion serait parfaite. Le paysage marin est sans relief, identique chaque jour: couverture nuageuse molle et peu active sans grain qui se d&#xe9;gage dans la journ&#xe9;e, mer vide de toute vie aquatique. Pas de dauphins, ni baleine, ni poisson volant, &lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/80/99/509491/67498168.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0px 0px 5px 5px; float: right;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/80/99/509491/67498168_p.jpg&quot; alt=&quot;P1030116&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;ni m&#xea;me sc&#xe8;ne de chasse ou volatiles marins. Dans ces conditions si curieusement uniformes, les jours se succ&#xe8;dent, indiff&#xe9;renci&#xe9;s ou presque, presque identiques, derni&#xe8;re respiration autarcique hors du monde avant de devoir s&apos;y frotter &#xe0; nouveau.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;A l&apos;approche du continent, vers Cabo Sao Vicente, la navigation s&apos;anime un peu sous les aliz&#xe9;s portuguais toujours plus soutenus dans ces parages. Un peu plus de 20 noeuds en fin de journ&#xe9;e, Galapiat acc&#xe9;l&#xe8;re et aligne 160 milles pour ce dernier jour en atlantique. GG et moi prenons le temps de contempler plus que de coutume ce dernier coucher de soleil atlantique, le plus beau d&apos;ailleurs depuis les A&#xe7;ores. Align&#xe9;s sur le rail qui converge vers le d&#xe9;troit, un peu plus d&apos;attention est d&#xe9;sormais n&#xe9;cessaire car une dizaine de navires sont en visuel &#xe0; tout instant dans un axe est-ouest. On tient plus ou moins sagement notre file, tel l&apos;automobiliste moyen qui participe au chass&#xe9; crois&#xe9; estival sur l&apos;autoroute des vacances .&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/63/99/509491/67498567.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/63/99/509491/67498567_p.jpg&quot; alt=&quot;P1030105&quot; width=&quot;225&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Le timing est id&#xe9;al car nous entrons dans le d&#xe9;troit en fin de matin&#xe9;e du huiti&#xe8;me jour, le 6 Ao&#xfb;t. Sans &#xea;tre un soucis, le n&#xe9;gocier de nuit priverait surtout du grand spectacle qui s&apos;y produit en continu. Aujourd&apos;hui, les bouquins restent ferm&#xe9;s et on profite de l&apos;animation.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;D&#xe9;troit de Gibraltar, troisi&#xe8;me.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Si il est bien un lieu symbolique autour duquel ce voyage s&apos;est articul&#xe9;, c&apos;est bien le d&#xe9;troit de Gibraltar. A chaque passage, mes &#xe9;motions ont tour &#xe0; tour explor&#xe9; les c&#xee;mes les plus &#xe9;lev&#xe9;es et les abimes les plus sombres.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Gibraltar 2008 : Sur un Galapiat dans son jus et d&#xe9;couvert sur le tas, au terme de 4000 milles d&apos;une longue transat &#xe9;pique et initiatique, J&#xe9;r&#xf4;me et moi quittions l&apos;Atlantique, de l&apos;air et des images plein la t&#xea;te. Encore quelques jours de m&#xe9;dit&#xe9;rann&#xe9;e et je retrouvais ma famille avec la perspective de repartir ensemble l&apos;ann&#xe9;e suivante. Je ne pouvais &#xea;tre plus heureux et excit&#xe9; &#xe0; l&apos;id&#xe9;e du prochain d&#xe9;part.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Gibraltar 2009 : Apr&#xe8;s 4 mois de M&#xe9;diterran&#xe9;e avec femme et enfants, nos marques trouv&#xe9;es, l&apos;Atlantique et au moins deux ann&#xe9;es devant nous au bout de l&apos;&#xe9;trave, tout prenait enfin sa place. Quelques dizaines de milles et un aveu sordide plus tard mettaient un terme&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/48/68/509491/67498184.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/48/68/509491/67498184_p.jpg&quot; alt=&quot;P1030144&quot; width=&quot;225&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt; au mirage. Arriv&#xe9;s &#xe0; Tanger, j&apos;aurais tout donn&#xe9; pour un tour de machine &#xe0; remonter le temps: revenir 18 mois plus t&#xf4;t, r&#xe9;aliser alors que ma vie de couple n&apos;&#xe9;tait d&#xe9;j&#xe0; qu&apos;un tas de boue, y mettre fin et annuler d&apos;urgence mon mariage pr&#xe9;vu quelques mois plus tard. J&apos;&#xe9;tais d&#xe9;moli. Elle, relax, estimait juste froidement les &#xe9;volutions possibles de la crise.... Vie &#xe0; terre sold&#xe9;e, les enfants avec qui je ne pouvais raisonnablement pas naviguer seul sur de longues distances, ce voyage auquel je tenais tant..... J&apos;aurais trop &#xe0; perdre en la plantant l&#xe0;. Elle le savait et j&apos;avalerais certainement la pilule, aussi indigeste soit elle. Son ticket contrefait pour le voyage lui resterait en poche que &#xe7;a me plaise ou non. Elle sous-estimait juste le d&#xe9;gout visceral qu&apos;elle m&apos;inspirait d&#xe9;sormais et depuis.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Gibraltar 2011 : Tout &#xe7;a semble d&#xe9;j&#xe0; loin maintenant. En laissant Tanger puis Ceuta sur tribord, je ne peux m&apos;emp&#xea;cher de repenser &#xe0; cette p&#xe9;riode, ainsi qu&apos;au sinistre pugilat juridique qui a imm&#xe9;diatement fait suite pour avoir le simple droit de recevoir les enfants r&#xe9;guli&#xe8;rement &#xe0; bord sans elle. Heureusement la justice m&#xe9;rite parfois son nom. Le voyage, enfin net, pouvait r&#xe9;ellement commencer. En solo mais tr&#xe8;s peu en fait, avec mes fistons retrouv&#xe9;s r&#xe9;guli&#xe8;rement, des amis, ma famille ou de tr&#xe8;s charmantes rencontres impr&#xe9;vues, ce ne sont pas moins de 17 personnes diff&#xe9;rentes qui se sont succ&#xe9;d&#xe9;es &#xe0; bord pour partager ce voyage. G&#xe9;n&#xe9;reusement servi par les hasards et les circonstances, j&apos;ai ainsi eu le rare privil&#xe8;ge de vivre toutes les configurations d&apos;&#xe9;quipage possibles et plusieurs voyages en un seul. Paradoxalement, il n&apos;en est devenu que plus beau et plus intense.Aujourd&apos;hui, dans ce d&#xe9;troit si symbolique, je me sens juste repu de ces deux derni&#xe8;res ann&#xe9;es inattendues, impr&#xe9;vues mais que je n&apos;aurais difficilement pu imaginer plus riches.&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/78/27/509491/67498198.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0px 0px 5px 5px; float: right;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/78/27/509491/67498198_p.jpg&quot; alt=&quot;P1030096&quot; width=&quot;225&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Temps magnifique, enfin r&#xe9;ellement chaud. Pouss&#xe9; par une petite brise, voiles en ciseau, Galapiat se faufile au milieu du trafic intense des navires de commerces, des p&#xea;cheurs, des ferrys entre Europe et Afrique. La vie aquatique reprend aussi. Plusieurs orques passent pr&#xe8;s du bateau et deux d&apos;entre eux nous suivent m&#xea;me &#xe0; quelques m&#xe8;tres pendant un moment, massifs, puissants et lugubres comme des sous marins en surface.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;La tentation d&apos;un arr&#xea;t &#xe0; Tanger ou Tarifa est grande mais la m&#xe9;t&#xe9;o pr&#xe9;voit encore deux journ&#xe9;es de portant dans la mer d&apos;Alboran. Apr&#xe8;s, &#xe7;a tournera est, dans le nez. Il n&apos;y a pas &#xe0; h&#xe9;siter car dans cette mer fac&#xe9;cieuse, on ne laisse pas passer des conditions favorables. Rocher de Gibraltar dans le sillage, le soleil se couche et un gros thermique fait bondir l&apos;an&#xe9;mom&#xe8;tre d&apos;une dizaine de noeuds &#xe0; 30 en moins de temps qu&apos;il ne faut pour l&apos;&#xe9;crire. Pas de doute, on est en m&#xe9;diterran&#xe9;e. La mer reste plate et le speedo s&apos;affole. Nuit tomb&#xe9;e, &#xe9;clair&#xe9; par une demi-lune, temp&#xe9;rature douce, je savoure mon quart pendant que Galapiat fonce &#xe0; 9-10 noeuds sans effort. Jouissif. Ok, la fin du voyage n&apos;est plus qu&apos;une question de jours, Ok, j&apos;ai d&#xe9;cid&#xe9; sans regret de rentrer. J&apos;ai eu mon compte et il est temps de tourner la page, promis, jur&#xe9;, crach&#xe9;, mais &#xe0; cet instant pr&#xe9;cis, je n&apos;ai qu&apos;une envie, que ces conditions durent des jours et me propulsent fissa jusqu&apos;&#xe0; Suez, puis la mer rouge, puis l&apos;Indien, puis, puis....&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Le 8 Ao&#xfb;t, le vent n&apos;est p&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/62/71/509491/67498221.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/62/71/509491/67498221_p.jpg&quot; alt=&quot;P1030127&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;lus qu&apos;un souvenir et nous virons Cabo de Gata au moteur. La renverse pr&#xe9;vue survient quelques heures plus tard, soutenue, plus de 20 noeuds dans le nez. Un ris puis deux et yankee, nous serrons le vent au plus pr&#xe8;s, pas m&#xe9;contents de de quitter la Mer d&apos;Alboran &#xe0; si bon compte o&#xf9; &#xe7;a cartonne nettement plus rude. Bords sur bords laborieux, &#xe0; se rapprocher de la c&#xf4;te espagnole puis s&apos;en &#xe9;loigner. Seulement 70 milles de route utile le 9 Ao&#xfb;t, 12 heures pour passer ce satan&#xe9; Cap de Palos. On a plus que le temps &#xab;&amp;nbsp;d&apos;admirer&amp;nbsp;&#xbb; Cartag&#xe8;ne, puis Alicante. Comme toujours en m&#xe9;dit&#xe9;rann&#xe9;e, faire de la route sans escale est un art &#xe0; peu pr&#xe8;s aussi d&#xe9;licat que de passer entre des gouttes de pluie. Apr&#xe8;s le vent dans le nez sur le sud-est Espagne, la m&#xe9;t&#xe9;o indique que le nord Bal&#xe9;ares subit 35 noeuds, toujours dans le nez bien s&#xfb;r. Je d&#xe9;cide de faire escale &#xe0; Ibiza en attendant que le coup de vent se tasse.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Nous mouillons &#xe0; Cala Tarida, &#xe0; l&apos;ouest d&apos;Ibiza le 10 au matin au terme d&apos;un peu moins de 12 jours depuis notre d&#xe9;part des A&#xe7;ores. Vu que GG et moi avions choisi de faire des cour&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/54/45/509491/67498266.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0px 0px 5px 5px; float: right;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/54/45/509491/67498266_p.jpg&quot; alt=&quot;P1030138&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;ses alcool-free, histoire de changer, la premi&#xe8;re bi&#xe8;re ainsi que les quelques suivantes sont grandement appr&#xe9;ci&#xe9;es. Si j&apos;adore les Bal&#xe9;ares pour la multitude et la grande diversit&#xe9; de ses beaux mouillages dont de nombreux restent peu fr&#xe9;quent&#xe9;s m&#xea;me en haute saison, celui l&#xe0; n&apos;est pas le plus s&#xe9;duisant: Un village baln&#xe9;aire en b&#xe9;ton, probablement vide pendant 10 mois de l&apos;ann&#xe9;e, plein &#xe0; craquer tout comme la plage en ce moment. Une fourmili&#xe8;re estivale est toujours un choc apr&#xe8;s plus d&apos;une semaine de solitude. Mais pour une journ&#xe9;e, c&apos;est plut&#xf4;t amusant, d&apos;autant que la concentration importante de jolis petits lots d&#xe9;nud&#xe9;s au m&#xe8;tre carr&#xe9; n&apos;est pas d&#xe9;plaisante &#xe0; regarder.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;De l&apos;art de passer entre les gouttes toujours. Le coup de vent s&apos;est tass&#xe9; mais &#xe7;a va &#xe0; nouveau chauffer dans le golfe du Lion &#xe0; partir du 15. Mieux vaut &#xe9;viter de s&apos;y trouver alors. Il ne reste qu&apos;un peu plus de 300 milles jusqu&apos;&#xe0; Hy&#xe8;res. Nous quittons donc Ibiza moins de 24 heures apr&#xe8;s notre arriv&#xe9;e. L&apos;essentiel du trajet se d&#xe9;roule au moteur sur un lac, dans une p&#xe9;tole consternante. Nous mouillons devant Hy&#xe8;res le 14 et laissons le bateau &#xe0; l&apos;ancre jusqu&apos;au 17 matin o&#xf9; j&apos;ai rendez-vous au Gapeau pour le lever et le mettre &#xe0; sec. Terminus. Fin du voyage.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Galapiat au sec, ne me reste plus qu&apos;&#xe0; le vider de mes affaires, le nettoyer et le vendre. Fid&#xe8;le canot qui m&apos;aura port&#xe9; pendant quelques 26 000 milles soit l&apos;&#xe9;quivallent distance d&apos;un tour du monde. Autonome, s&#xe9;curisant dans toutes conditions, v&#xe9;l&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/96/19/509491/67498283.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/96/19/509491/67498283_p.jpg&quot; alt=&quot;P1030172&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;oce et capable de passer dans les coins les plus improbables une fois ses appendices relev&#xe9;s, il aura en plus eu le bon go&#xfb;t de m&apos;&#xe9;pargner les avaries plus ou moins graves et immobilisantes qui &#xe9;maillent nombre de conversations de marins. Galapiat fut une bonne pioche, le bateau id&#xe9;al pour moi. Il m&apos;a suffisement donn&#xe9; confiance pour aborder relax de longs passages hauturiers en partant du jour au lendemain, il m&apos;a aussi incit&#xe9; &#xe0; m&apos;&#xe9;carter sans crainte des autoroutes habituelles et rassurantes de la grande plaisance, notament en Afrique, au Br&#xe9;sil ou &#xe0; Cuba.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Bien-s&#xfb;r, j&apos;appr&#xe9;hende le retour &#xe0; la vie &#xab;&amp;nbsp;normale&amp;nbsp;&#xbb;. Pour l&apos;instant, je ne m&apos;en rends pas bien compte, encore trop frais mais d&apos;ici quelques semaines, ce sera sans doute plus d&#xe9;licat. Les copains rencontr&#xe9;s en route et rentr&#xe9;s avant moi me l&apos;ont tous relat&#xe9;: Le blues du retour est un passage oblig&#xe9; et in&#xe9;vitable et ce, quelles que soient les circonstances; que l&apos;on revienne accompagn&#xe9; et retrouve maison, boulot, relations l&#xe0; o&#xf9; on les a laiss&#xe9;s ou qu&apos;au contraire, comme dans mon cas, rien ni personne ou presque ne vous attend. On dit qu&apos;un grand voyage r&#xe9;ussi tient &#xe0; la qualit&#xe9; de sa pr&#xe9;paration, &#xe0; sa pleine r&#xe9;alisation et &#xe0; l&apos;anticipation des conditions de son retour. Je dois admettre que j&apos;ai assez d&#xe9;lib&#xe9;r&#xe9;ment ignor&#xe9; la derni&#xe8;re phase. Mais les pages blanches ont leur m&#xe9;rite: Il faut reconstruire en coh&#xe9;re&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/55/40/509491/67498300.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0px 0px 5px 5px; float: right;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/55/40/509491/67498300_p.jpg&quot; alt=&quot;P1030166&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;nce avec ce que l&apos;on est devenu plut&#xf4;t que de reprendre des habitudes qui ne vous correspondent plus n&#xe9;cessairement. On verra bien.....&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;La bougeotte me reprendra sans doute un jour car c&apos;est une drogue licite mais dure : on s&apos;en sort difficilement, on n&apos;en gu&#xe9;rit jamais vraiment et on y retombe tr&#xe8;s facilement mais dans l&apos;imm&#xe9;diat, il me faut inventer et mettre en place ma vie de terrien. Partant de ground zero, j&apos;ai de quoi m&apos;occuper mais c&apos;est une autre histoire qui n&apos;a plus grand rapport avec ce blog. Voici donc le moment venu d&apos;y mettre un point final.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 19 Aug 2011 17:52:00 GMT</pubDate></item><item><title>Faux retour</title><dc:creator>Teepee</dc:creator><link>http://galapiat.canalblog.com/archives/2011/07/26/21680611.html</link><category>Retour vers l&apos;Europe 2011</category><comments>http://galapiat.canalblog.com/archives/2011/07/26/21680611.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://galapiat.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/21680611/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://galapiat.canalblog.com/archives/2011/07/26/21680611.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/96/56/509491/66875072.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/96/56/509491/66875072_p.jpg&quot; alt=&quot;P1040439&quot; width=&quot;225&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Une semaine &#xe0; Paris avant de r&#xe9;cup&#xe9;rer les fistons puis un mois dans le sud avec eux, exclusivement sur la terre ferme, camps de base &quot;Mammy Christine&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le temps de se faire ficher dans quelques administrations, revoir quelques amis mais finalement assez peu, lancer quelques lignes pour la suite et laisser d&#xe9;canter en essayant de ne pas trop penser &#xe0; vide, inutilement.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Vacances classiques avec mes enfants sinon. Leur intensit&#xe9; energ&#xe9;tique et leur curiosit&#xe9; croissent et embellissent: Taper dans un ballon, courir, nager, marcher avec l&apos;&#xe2;ne Aioli quelques jours dans les Cevennes. R&#xe9;pondre &#xe0; leurs interrogations aussi, de plus en plus nombreuses et fines, imaginer ensemble comment on vivra ensemble &quot;apr&#xe8;s&quot;.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je ne me sens pas revenu compl&#xe8;tement. Paradoxalement, ma vie de marin voyageur me parait d&#xe9;j&#xe0; tr&#xe8;s loin.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je suis particuli&#xe8;rement &#xe9;tonn&#xe9; par les questions et projections qu&apos;on me&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/54/58/509491/66875532.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: right; margin: 0px 0px 5px 5px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/54/58/509491/66875532_p.jpg&quot; alt=&quot;P1040410&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt; renvoit. J&apos;ai bien quelques anecdotes &#xe0; raconter mais quant &#xe0; en tirer un quelconque enseignement, dire ce que j&apos;ai pr&#xe9;f&#xe9;r&#xe9; et autre g&#xe9;n&#xe9;ralit&#xe9;s... je crains d&apos;&#xea;tre un peu sec.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C&apos;est &#xe9;trange de constater le nombre de fantasmes que g&#xe9;n&#xe8;re, chez ceux dont l&apos;existence est plus lin&#xe9;aire, tout changement de vie radical, transitoire ou non...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le cycle se termine, un autre y succ&#xe9;dera m&#xea;me si ses contours restent encore flous, voil&#xe0; tout. &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ultime piqure de rappel quand m&#xea;me. Dans deux jours, je retourne aux A&#xe7;ores pour le dernier segment vers la France. Comme d&apos;habitude, nous seront peu nombreux &#xe0; bord pour ce baroud d&apos;honneur: GG et moi. Un &#xe9;quipier de choix pour cl&#xf4;turer le cycle car c&apos;est principalement lui qui m&apos;a innocul&#xe9; le virus de la bourlingue nautique voici 15 ans.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 26 Jul 2011 14:52:00 GMT</pubDate></item><item><title>Horta: dernier carrefour de la vadrouille</title><dc:creator>Teepee</dc:creator><link>http://galapiat.canalblog.com/archives/2011/06/18/21429728.html</link><category>Retour vers l&apos;Europe 2011</category><comments>http://galapiat.canalblog.com/archives/2011/06/18/21429728.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://galapiat.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/21429728/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://galapiat.canalblog.com/archives/2011/06/18/21429728.html</guid><description>&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/73/96/509491/65762533.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/73/96/509491/65762533_p.jpg&quot; alt=&quot;P1030056&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Horta est LE grand carrefour des voiliers du large en zone Atlantique. Il y aussi les Canaries mais Horta a plus de caract&#xe8;re. L&apos;&#xee;le de Faial est ainsi plus visit&#xe9;e par des voiliers au long court que par avion et surtout, c’est pour la plupart des bateaux qui rentrent en Europe, la fin du p&#xe9;riple. Les bizuths sont devenus exp&#xe9;riment&#xe9;s, les r&#xea;ves d’escales sont devenus souvenirs et sujet de conversation. Plus qu’ailleurs, la communaut&#xe9; des marins se reconnait, se retrouve et profite de ce dernier rendez-vous entre pairs.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sans surprise, je retrouve de nombreux coll&#xe8;gues crois&#xe9;s tant&#xf4;t. &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Et puis les rencontres sont in&#xe9;vitables, m&#xea;me pour les plus misanthropes des marins, ne serait-ce que parce que, dans le mythique bassin nord, l’affluence de la saison n&#xe9;cessite de se mettre &#xe0; couple sur plusieurs rang&#xe9;es, de&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/63/73/509491/65762554.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: right; margin: 0px 0px 5px 5px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/63/73/509491/65762554_p.jpg&quot; alt=&quot;P1030057&quot; width=&quot;225&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt; voir passer les &#xe9;quipages voisins sur le pont de son bateau pour se rendre &#xe0; quai. Quant &#xe0; se d&#xe9;gager de ce bordel, &#xe0; moins d’&#xea;tre le dernier, mieux vaut pr&#xe9;venir bien &#xe0; l’avance et &#xea;tre cr&#xe9;atif pour la manœuvre, toujours int&#xe9;ressante &#xe0; regarder et &#xe0; aider, moins quand vient son tour.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Entre bricoles plus ou moins lourdes qui occupent la plupart et les multiples rendez-vous donn&#xe9;s aux copains, le risque principal &#xe0; Horta est de ne pas s’&#xe9;loigner d’un p&#xe9;rim&#xe8;tre compris entre le port et le Peter’s Cafe sport. Je n’&#xe9;chappe qu’&#xe0; peine &#xe0; la r&#xe8;gle&amp;nbsp;: Une ballade par beau temps pour la Cala do Inferno mais gu&#xe8;re plus. Bernard est plus courageux en se rendant &#xe0; Pico. Je me donne de bonnes excuses&amp;nbsp;: La couture m’a pris une journ&#xe9;e, j’ai d&#xe9;j&#xe0; fait le tour de l’&#xee;le en 2008 avec J&#xe9;r&#xf4;me et puis surtout, le temps est bouch&#xe9; et motive peu aux activit&#xe9;s touristiques.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Apr&#xe8;s tout, le temps de prendre son temps est aussi le privil&#xe8;ge et le luxe du grand voyage. J’en go&#xfb;te les derniers instants en bonne compagnie, dans les restaus, les caf&#xe9;s enfin redevenus tr&#xe8;s abordables, sur un bateau ou un autre pour un ap&#xe9;ro, une f&#xea;te ou une ventr&#xe9;e de &lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/19/13/509491/65762605.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/19/13/509491/65762605_p.jpg&quot; alt=&quot;P1030061&quot; width=&quot;225&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;thon rouge achet&#xe9; sur le quai &#xe0; un p&#xea;cheur, me r&#xe9;gale de cette diversit&#xe9; cosmopolite de toute nationalit&#xe9;, tous &#xe2;ges, toute situation, des jeunes bombasses norv&#xe9;giennes qui allument &#xe0; tout va, &#xe0; &#xab;&amp;nbsp;bout de bois&amp;nbsp;&#xbb;, v&#xe9;n&#xe9;rable dinosaure marin qui navigue &#xe0; la dure sur le c&#xf4;tre aurique construit de ses mains 20 ans plus t&#xf4;t. Invraisemblable diversit&#xe9; humaine rassembl&#xe9;e pour quelques jours qui a en commun de faire un pied de nez plus ou moins durable &#xe0; la &#xab;&amp;nbsp;vie normale&amp;nbsp;&#xbb;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le 9 Juin, nous quittons Horta pour l’&#xee;le de Terceira, &#xe0; 80 milles de l&#xe0;. Bernard reprend son avion le 11 et quitte d&#xe9;finitivement le bord pour retrouver sa famille et se r&#xe9;installer en Europe. Depuis Paraty, au Br&#xe9;sil, o&#xf9; il m’a rejoint l’&#xe9;t&#xe9; pr&#xe9;c&#xe9;dent, nous aurons pass&#xe9; plus de 6 mois cumul&#xe9;s ensemble. Nous&lt;span&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;savions tous deux que l’exp&#xe9;rience pourrait &#xea;tre d&#xe9;licate parfois mais, au final, nos caract&#xe8;res tr&#xe8;s diff&#xe9;rents et les nombreux moments de respiration que nous avons am&#xe9;nag&#xe9;s en cours de route ont permis de faire mentir l’adage qui veut que &#xab;&amp;nbsp;la meilleure fa&#xe7;on de perdre un ami est de naviguer durablement avec lui&amp;nbsp;&#xbb;. Excellente exp&#xe9;rience pour tous deux donc sans aucune ombre notable.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &apos;Calibri&apos;,&apos;sans-serif&apos;;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;J&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;e reste encore quelques jours &#xe0; Terceira, le temps de quelques bricoles, &lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/90/92/509491/65762633.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/90/92/509491/65762633_p.jpg&quot; alt=&quot;P1020741&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;rangement et nettoyage du bateau avant mon vol pour Paris le 16. Je rentre en France pour un gros mois avec mes fistons. Retour aux A&#xe7;ores fin Juillet et puis ce sera le dernier run vers la France en Ao&#xfb;t. &amp;nbsp;Prot&#xe9;g&#xe9;e, surveill&#xe9;e, &#xe0; 10 mn de l’a&#xe9;roport international &amp;nbsp;et surtout,&amp;nbsp; &#xe0; moins de 7 euros&amp;nbsp; la nuit, ce qui en fait probablement une des moins ch&#xe8;re de tout l’Atlantique, la Marina de Praia Da Vitoria est l’endroit id&#xe9;al pour stationner le bateau. Le temps est toujours moche, &#xe0; peine si je retourne lambiner une journ&#xe9;e &#xe0; Angra Do Heroismo, le chef lieu de Terceira class&#xe9; au patrimoine de L’Unesco et puis &#xe0; mon tour d’embarquer pour Paris, l’esprit au neutre. &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 18 Jun 2011 17:08:00 GMT</pubDate></item><item><title>Transat Bermudes - A&#xe7;ores</title><dc:creator>Teepee</dc:creator><link>http://galapiat.canalblog.com/archives/2011/06/03/21313970.html</link><category>Retour vers l&apos;Europe 2011</category><comments>http://galapiat.canalblog.com/archives/2011/06/03/21313970.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://galapiat.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/21313970/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://galapiat.canalblog.com/archives/2011/06/03/21313970.html</guid><description>&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/01/77/509491/65315638.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/01/77/509491/65315638_p.jpg&quot; alt=&quot;P1020916&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Notre timing &#xe9;tait juste parfait. Arriv&#xe9;s aux Bermudes le 14 avril, Guillaume a pu prendre un avion le lendemain pour New York. A peine retard&#xe9; par DSK, intercept&#xe9; dans l&apos;avion par la police am&#xe9;ricaine, il a pu honorer son rendez-vous du lundi &#xe0; Paris. Bernard et moi nous retrouvons donc &#xe0; deux, comme d&apos;habitude le plus souvent depuis presque un an. Repos bien-s&#xfb;r, comme toujours apr&#xe8;s quelques jours de mer, un peu de bricole, en l&apos;occurence coutures et envoyer la GV chez ocean sails pour r&#xe9;vision, administratif divers en souffrance et puis en profiter. Rien que de tr&#xe8;s classique.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Les tr&#xe8;s british Bermudes constituent une transition parfaite entre tropiques et Europe. Quand il y fait gris et frais, qu&apos;on se couvre, on se croirait dans une anglo-normande, genre Jersey. Lorsque le vent se calme, que le ciel se d&#xe9;couvre et que les fonds deviennent &#xe9;meraude sous le soleil, l&apos;union Jack para&#xee;t nettement moins &#xe0; sa place. St Georges, notre mouillage et port d&apos;entr&#xe9;e, est le coeur historique des &lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/45/49/509491/65315668.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/45/49/509491/65315668_p.jpg&quot; alt=&quot;P1020935&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Bermudes, les deux autres villes de l&apos;&#xee;le ont chacun leur caract&#xe8;re bien tremp&#xe9;. Dockyard est un ancien complexe militaire fortifi&#xe9; et aust&#xe8;re du temps o&#xf9; les britanniques esseul&#xe9;s d&#xe9;fendaient leur &#xee;le contre espagnols, fran&#xe7;ais et am&#xe9;ricains. Quant &#xe0; Hamilton, la capitale, c&apos;est une vraie ville active, centre des services financiers offshore qui font la richesse de l&apos;&#xee;le. Tout comme aux Bahamas, en version plus &#xe9;veilles, les habitants sont charmants et liant, &#xe0; vous saluer syst&#xe9;matiquement.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;La plupart des yachts qui mouillent &#xe0; St Georges sont assez impressionants: maxis, Swan ou Oyster rutilants convoy&#xe9;s par des &#xe9;quipages pros vers les US ou vers l&apos;Europe pour des propri&#xe9;taires fortun&#xe9;s. Les vagabonds des mers sont ici tr&#xe8;s minoritaires et les 47 pieds de Galapiat paraissent minuscules en comparaison des voisins. Parfois quelques olibrius tr&#xe8;s british sur une coquille de noix constituent l&apos;exception. Ceci dit, &#xe0; part quelques snobs, l&apos;ambiance du &#xab;&amp;nbsp;white horse&amp;nbsp;&#xbb; le soir est d&#xe9;tendue. On y fait facilement connaissance et sinon, il y a toujours la possibilit&#xe9; de &lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/91/46/509491/65315720.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0px 0px 5px 5px; float: right;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/91/46/509491/65315720_p.jpg&quot; alt=&quot;P1020883&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;s&apos;encanailler au yacht club, nettement moins classe et presque exclusivement fr&#xe9;quent&#xe9; par des locaux.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;La m&#xe9;t&#xe9;o est bizarre mais on ne tergiverse pas trop: La GV et pr&#xea;te le 19 au matin et une fois remise en place, courses faites, nous levons l&apos;ancre par un agr&#xe9;able 10-12 noeuds au pr&#xe8;s, en compagnie de quelques autres voiliers avec lesquels on se tire la bourre jusqu&apos;au soir. C&apos;est donc reparti pour une quinzaine de mer et 1700 milles en route directe, significativement plus si on opte pour une route nord, normalement plus vent&#xe9;e et rapide.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Les trois premiers jours sont parfaits. Sur le cap, on se chauffe au pr&#xe8;s avec 140 milles le premier jour, on prend ses aises de travers le second avec 160 et on s&apos;&#xe9;clate au d&#xe9;brid&#xe9; &#xe0; 190 le troisi&#xe8;me. Je me prend &#xe0; r&#xea;ver d&apos;une transat simple et rapide mais quand je prends la m&#xe9;t&#xe9;o le matin du quatri&#xe8;me jour, il est clair que la belle vie tire &#xe0; sa &lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/46/13/509491/65315768.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/46/13/509491/65315768_p.jpg&quot; alt=&quot;P1020944&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;fin. Deux depressions, deux anticyclones, nous au milieu. Le ciel a d&apos;ailleurs d&#xe9;j&#xe0; bien chang&#xe9;. La ligne de grain progresse derri&#xe8;re nous, on va se la prendre et ensuite, ce sera merdique. Acc&#xe9;l&#xe9;ration, 30 noeuds, averses drues. Pas trop m&#xe9;chant, &#xe7;a passe en quelques heures. On tra&#xee;ne toujours une ligne mais je ne crois plus gu&#xe8;re &#xe0; la p&#xea;che au nord du tropique du Cancer. &#xc7;a tape une fois mais c&apos;est un gros marlin, pas content, que Bernard a vu sauter dans notre sillage, et qui a tout cass&#xe9;. Hors cat&#xe9;gorie celui-l&#xe0;. Au loin, de grosses b&#xea;tes sautent, baleines ou orques. Plus tard des ailerons noirs, effil&#xe9;s et hauts se profilent: des orques. Je ne tiens pas &#xe0; les voir s&apos;approcher car si seaworld, &#xab;&amp;nbsp;sauver willy&amp;nbsp;&#xbb; et les peluches pour enfants, ont popularis&#xe9; ces bestiaux, en r&#xe9;alit&#xe9;, ce sont de sales b&#xea;tes, violentes et aggressives, capables de couler un voilier si la couleur de l&apos;antifouling ne leur revient pas. Ils se rapprochent mais passent dans notre sillage.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Nous rattrapons un voilier. On discute un peu &#xe0; la VHF. Il est parti un jour avant nous et on lui a donc mis une journ&#xe9;e &lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/54/81/509491/65315828.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0px 0px 5px 5px; float: right;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/54/81/509491/65315828_p.jpg&quot; alt=&quot;P1020972&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;dans la vue en quatre jours. C&apos;est stupide mais &#xe7;a me fait plaisir. Sans surprise, la p&#xe9;tole succ&#xe8;de aux grains, et nous lan&#xe7;ons le moteur pour la premi&#xe8;re fois depuis le d&#xe9;part pour une dizaine d&apos;heure. Avant que le vent ne reprenne, sud-est. Nous revoici au pr&#xe8;s pour un bon moment, cette fois-ci dans la zone d&apos;influence de l&apos;Anticyclone des A&#xe7;ores. Ce fameux syst&#xe8;me mentionn&#xe9; presque chaque soir &#xe0; la TV par madame m&#xe9;t&#xe9;o est le poumon de l&apos;atlantique nord. C&apos;est lui, au nord, qui en fonction de sa position et de son d&#xe9;veloppement, permettra de bloquer les d&#xe9;pressions afin qu&apos;il fasse beau &#xe0; Paris. C&apos;est &#xe9;galement lui, au sud, qui g&#xe9;n&#xe8;re les aliz&#xe9;s exploit&#xe9;s pour la plus classique des transats entre Afrique et Antilles. Un monsieur important donc, &#xe0; surveiller attentivement. Si la transat des aliz&#xe9;s est assez basique en terme de navigation, tout droit vers les antilles en gros, le retour vers l&apos;Europe est nettement plus int&#xe9;ressante. En fonction de l&apos;emplacement de l&apos;Anticyclone et des d&#xe9;pressions du nord, on peut en effet opter pour diff&#xe9;rentes options plus ou moins radicales. La tactique habituelle pour aller vite &#xe0; la voile consiste &#xe0; monter bien haut en latitude, plus haut que les &#xee;les au 38 &#xe8;me, passer au nord du syst&#xe8;me et b&#xe9;n&#xe9;ficier des vents d&apos;ouest, avec en bonus quelques coups de vents. C&apos;est la route que nous avions suivi avec Jim et J&#xe9;r&#xf4;me en 2008 au retour du Panama. C&apos;&#xe9;tait frais, humide mais diablement efficace.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Cette ann&#xe9;e malheureusement, l&apos;anticyclone n&apos;est pas &#xe0; sa place habituelle, si &#xab;&amp;nbsp;habituelle&amp;nbsp;&#xbb; veut encore dire quelques choses vu que les grands flux saisonniers obs&#xe9;rv&#xe9;s depuis des si&#xe8;cles tendent de plus en plus &#xe0; devenir errratiques ces derni&#xe8;res ann&#xe9;es. Il est nettement trop au nord. Pour esp&#xe9;rer toucher du vent portant, il faudrait monter au del&#xe0; du 45 eme puis redescendre ensuite. Un d&#xe9;tour d&apos;au moins 500 milles au rendement douteux. A part &#xe7;a, au sud du syst&#xe8;me, le vent est dans le nez et tout droit, c&apos;est une longue zone sans vent. Alors quoi?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Dans l&apos;imm&#xe9;diat, on continue ainsi, au plus pr&#xe8;s du vent, nord-est, &#xe0; faire de la route utile tout en gagnant au nord bien que nous ayons d&#xe9;j&#xe0; d&#xe9;j&#xe0; d&#xe9;pas&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/36/71/509491/65315946.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/36/71/509491/65315946_p.jpg&quot; alt=&quot;P1020952&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;s&#xe9; la latitude des A&#xe7;ores. Avec une douzaine de noeuds au pr&#xe8;s sur une mer d&#xe9;cid&#xe9;ment bien calme depuis le d&#xe9;part, c&apos;est une vraie croisi&#xe8;re pour p&#xe9;p&#xe9;. Le bateau file comfortablement ses 140 – 150 milles par jour. C&apos;est tellement tranquille sur un oc&#xe9;an peu fr&#xe9;quent&#xe9; que celui qui est de quart la nuit passe plus de temps &#xe0; bouquiner &#xe0; l&apos;int&#xe9;rieur qu&apos;&#xe0; veiller au bateau. Un 360&#xb0; visuel &#xe0; l&apos;ext&#xe9;rieur toutes les demi-heures au cas o&#xf9;, et puis retour au chaud. La journ&#xe9;e, on bulle, lit beaucoup. Le frais est arriv&#xe9; &#xe0; son terme et notre inspiration culinaire commence &#xe0; trouver ses limites. Mon innovation majeure de ces derniers temps: banane plantain-chorizo, initi&#xe9;e entre Cuba et les Bahamas, ne trouve m&#xea;me pas gr&#xe2;ce aux yeux de Bernard. Sans p&#xea;che, la monotonie alimentaire nous guette. Le flux est r&#xe9;gulier, le bateau marche tout seul et ne n&#xe9;cessite pas de bricole particuli&#xe8;re. Bernard s&apos;entra&#xee;ne au flipper sur son PC et m&apos;a lanc&#xe9; un d&#xe9;fi. Les parties font rage En bref, on n&apos;est pas vraiment d&#xe9;bord&#xe9;s m&#xea;me si le pr&#xe8;s git&#xe9; use quand m&#xea;me un peu &#xe0; force.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/78/86/509491/65315988.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/78/86/509491/65315988_p.jpg&quot; alt=&quot;P1020990&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Nous prenons la m&#xe9;t&#xe9;o tous les deux jours mais la situation actuelle semble durablemnt install&#xe9;e. Le barom&#xe8;tre grimpe en fl&#xe8;che &#xe0; mesure que nous nous rapprochons du centre des hautes pressions et le vent faiblit irr&#xe9;m&#xe9;diablement. La nuit du neuvi&#xe8;me jour, apr&#xe8;s avoir exploit&#xe9; le dernier souffle, pas d&apos;autre choix que de relancer le moteur. Je suis un peu soucieux car il reste plus de 600 milles &#xe0; faire d&apos;ici Horta et vu la prix prohibitif du carburant aux Bermudes, mes estimations soit-disant savantes du d&#xe9;part, et la flemme d&apos;aller &#xe0; la pompe, j&apos;ai fait l&apos;impasse sur le plein de gas-oil. J&apos;en ai encore 250 litres mais quand on a un tank de 600, c&apos;est un peu la honte de se poser des questions d&apos;autonomie pour arriver &#xe0; destination au cas o&#xf9; le calme persisterait. Pendant les quatre jours suivants, nous alternons entre un peu de moteur et la voile d&#xe8;s que le vent faible, jamais plus de 10 noeuds, permet de les porter. Le score du flipper monte de jour en jour. Apr&#xe8;s avoir un temps &#xe9;t&#xe9; &#xe9;cras&#xe9; par les 7 millions de Bernard, je viens de friser les 9 &#xe0; l&apos;issue d&apos;une partie magnifique et esp&#xe8;re bien &#xea;tre d&#xe9;sormais hors de port&#xe9;e d&apos;ici les A&#xe7;ores, d&apos;autant que avec le retour bienvenu de la brise au pr&#xe8;s, nos parties devraient s&apos;espacer.&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/18/79/509491/65316027.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0px 0px 5px 5px; float: right;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/18/79/509491/65316027_p.jpg&quot; alt=&quot;P1020979&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Cette partie de l&apos;Atlantique est d&#xe9;cid&#xe9;ment peupl&#xe9;e de grosses b&#xea;tes. Pourtant, entre les temp&#xe9;ratures frisquettes, la lecture et le flipper, nous ne sommes pas ultra attentifs. Le 28, deux Orques &#xe0; 50 m&#xe8;tres du bateau; le lendemain, par calme plat, un cachalot saute par deux fois &#xe0; quelques centaines de m&#xe8;tres. Nous le rep&#xe8;rons &#xe0; son souffle et nous d&#xe9;routons pour nous en rapprocher. Il est assez modeste, la taille du bateau quand m&#xea;me. Pas curieux, ni joueur – Les cachalots sont connus pour &#xea;tre nettement moins fr&#xe9;quentables que les baleines - apr&#xe8;s quelques minutes bord &#xe0; bord, il dispara&#xee;t. Nous le revoyons un peu plus loin, le rejoignons &#xe0; nouveau avant qu&apos;il ne sonde. Il fait un temps superbe. Pour la premi&#xe8;re fois depuis le d&#xe9;part, nous avons quitt&#xe9; pantalons et polaires pour shorts et tee-shirts, torse-nu m&#xea;me pendant les heures les plus chaudes. C&apos;est devenu rare depuis les Bahamas. Je suis surpris par la couleur de ma peau et de celle de Bernard: On est presque redevenus des blancs becs.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/01/99/509491/65316059.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/01/99/509491/65316059_p.jpg&quot; alt=&quot;P1020994&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Monter en latitude et progresser vers l&apos;est dans l&apos;h&#xe9;misph&#xe8;re nord &#xe0; l&apos;approche du solstice d&apos;&#xe9;t&#xe9; rallonge doublement les jours. A horaire constant, on ne s&apos;en aper&#xe7;oit pas trop le soir car l&apos;augmentation des heures diurnes gagn&#xe9;es en latitude compense &#xe0; peu pr&#xe8;s la perte au fur &#xe0; mesure que l&apos;on avance vers l&apos;est. En heure &#xab;&amp;nbsp;bateau&amp;nbsp;&#xbb;, le soleil se couche toujours vers 20 heures mais se l&#xe8;ve chaque matin nettement plus t&#xf4;t que la veille. Nous rajoutons une heure &#xe0; l&apos;horloge du bord &#xe0; mi-route puis, &#xe0; 300 milles des &#xee;les environ, quand le soleil s&apos;acharne &#xe0; vouloir se lever vers 4 heures, deux heures de plus d&apos;un coup pour nous aligner sur le fuseau des A&#xe7;ores. Apr&#xe8;s deux ans pass&#xe9;s &#xe0; proximit&#xe9; de l&apos;&#xe9;quateur, o&#xf9; les journ&#xe9;es durent 12 heures environ tout au long de l&apos;ann&#xe9;e, je me r&#xe9;habitue aux longues soir&#xe9;es d&apos;&#xe9;t&#xe9; en zone temp&#xe9;r&#xe9;e. Les couchers de soleil sont &#xe9;galement tr&#xe8;s diff&#xe9;rents, nettement plus prolong&#xe9;s que sous les tropiques o&#xf9; la nuit survient brutalement. Cette transat me donne un peu le sentiment de vivre le passage des saisons en rythme acc&#xe9;l&#xe9;r&#xe9;, sur une dizaine de jours plut&#xf4;t qu&apos;en plusieurs mois.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;D&apos;un point de vue strictement technique, les heures de soleil suppl&#xe9;mentaires sont les bienvenues: une des batteries de service qui donnait des signes de fatigue depuis les Antilles est d&#xe9;finitivement dans le sac. Avec une capacit&#xe9; r&#xe9;duite &#xe0; 200 Amp, lorsque le ciel est gris, que les panneaux chargent peu et que le vent est trop fort pour faire tourner l&apos;&#xe9;olienne, le jus devient limite la nuit sous voile au bout de quelque jours. Je ne maintiens plus que le pilote, les feux de navs et le GPS. PC et &#xe9;clairage du bord sont d&#xe9;sormais prohib&#xe9;s.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;D&apos;apr&#xe8;s les pr&#xe9;visions, &#xe0; l&apos;approche des &#xee;les, l&apos;anticyclone perd en vigueur Effectivement, le 31, le vent reprend, orient&#xe9; sud avec tendance &#xe0; passer progressivement sud-est au fur et &#xe0; mesure de l&apos;arriv&#xe9;e d&apos;une d&#xe9;pression. Nous sommes quasiment au 42&#xe8;me N, soit plus de 200 milles au nord de Horta et Il est plus que temps de filer au plus sud si on veut &#xe9;viter de tirer des bords sur la fin. Retour au pr&#xe8;s serr&#xe9; donc &#xe0; gratter quelques degr&#xe8;s de marge en esp&#xe9;rant ne pas s&apos;y &#xea;tre pris trop tard. Apr&#xe8;s 10 jours de mer dans des conditions cl&#xe9;mentes pour troisi&#xe8;me &#xe2;ge, il faut se r&#xe9;habituer &#xe0; un peu d&apos;action. Brise d&apos;une vingtaine de noeuds au pr&#xe8;s serr&#xe9;, on roule le g&#xe9;nois et envoie trinquette et yankee pour gagner en cap et vitesse. La mer reste &#xe9;tonamment peu form&#xe9;e, m&#xea;me si &#xe7;a mouille et secoue un peu dans un gros clapot, l&apos;ensemble reste assez comfortable. C&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/07/59/509491/65316102.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/07/59/509491/65316102_p.jpg&quot; alt=&quot;P1030030&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;e segment &#xe0; cette p&#xe9;riode est d&#xe9;cid&#xe9;ment bien diff&#xe9;rent de 2008. La moindre coquille de noix men&#xe9;e par un equipage de bizuths ne s&apos;y trouvera jamais en difficult&#xe9;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Dans l&apos;apr&#xe8;s-midi du 2 Juin, &#xe0; pourtant encore 45 milles de Faial, on devine les &#xee;les aux nuages qui s&apos;y accrochent, puis le sommet de Pico, &#xe0; 2300 m&#xe8;tres d&apos;altitude appara&#xee;t au loin. Galapiat trace dur mais un rapide calcul ne laisse gu&#xe8;re esp&#xe9;rer &#xea;tre amarr&#xe9;s avant 2 heure du matin, trop tard pour aller prendre une bi&#xe8;re chez Peter. L&apos;arriv&#xe9;e de nuit est superbe, lumi&#xe8;res de l&apos;&#xee;le que l&apos;on longe par son sud, la masse sombre de la lugubre Caldeira do Inferno &#xe0; l&apos;extremit&#xe9; sud-est, juste avant le canal entre Faila et Pico et le port de Horta. Oh, oh, plusieurs bateaux au mouillage laissent pr&#xe9;sager une marina plus que pleine. Effectivement, &#xe0; l&apos;approche du quai des douanes, les voiliers se succ&#xe8;dent les uns derri&#xe8;re les autres, &#xe0; couple sur 3 &#xe0; 4 rang&#xe9;es. On s&apos;y rajoute sans trop se poser de question. C&apos;est une bonne position car dernier arriv&#xe9;, premier parti. Je suis un des premiers &#xe0; faire les papiers d&apos;entr&#xe9;e &#xe0; l&apos;ouverture des bureaux le matin et on me d&#xe9;niche une place dans le port plus qu&apos;encombr&#xe9;, &#xe0; nouveau &#xe0; couple sur plusieurs rang&#xe9;es. Content de revenir &#xe0; Horta &#xe0; l&apos;issue de ces 14 jours de mer, presque trois ans jour pour jour apr&#xe8;s mon premier passage.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 03 Jun 2011 11:07:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>
