nouanni1De passage dans la région, Jo passe me voir à Hyères avec Salomé. Je  lui restitue son Iridium et il me lègue les différents documents relatifs au bateau qu'il a retrouvé chez lui. Je redoutais un peu qu'en des circonstances différentes de celles si particulières du Panama, nos retrouvailles soient un peu ternes. Il n'en est rien. Bien au contraire. Apéro prolongé à la maison avec GG et ma mère, piste à Hyères un peu écourtée par une des scènes habituelles de leur couple electrique et farniente le lendemain au bord de la piscine, non sans être allé rendre visite au bateau avant le départ.

Jo s'amuse de retrouver Galapiat au port à sec du Gapeau. Il y a en effet déjà séjourné 20 ans plus tôt, lors de son divorce, dans le plus grand secret car il était question qu'il soit vendu dans le cadre de la procédure de séparartion. nos histoires se croisent...

Dans la liasse de papiers que me laisse Jo, je déniche avec plaisir la fiche technique de l'époque. C'est ainsi que je constate à nouveau la différence entre les côtes officielles et la réalité. Dessiné par Harlé dans la même veine que les Maracuja puis, plus tard, des Passoa 47, le Nouanni est n2effectivement donnée pour 13,5m de longueur hors tout. Jo et "La Loute", un des deux frères Garcia, m'avaient dit que le Nouanni et le Passoa 47 étaient identiques et que seul un imbroglio juridique distinguait leur nom.

Effectivement, quand il a fallu le mesurer par deux fois au Panama, puis au Gapeau pour déterminer sa taille réelle et le prix de la place, je suis tombé sur 14m en ayant quelque peu retenu la course du décamètre. Probable qu'il fasse donc plutôt les 14,2m du Passoa que les 13,5m donnés. En outre, j'ai visité entre temps un Nouanni de 84 manifestement plus court que le mien. Etrange ces différences entre deux bateaux de la même série. Ceci dit, construit à seulement 29 exemplaires, chaque unité est unique, tant dans ses aménagements que dans sa structure elle-même.

Plus poétique, j'apprends dans la brochure de l'époque, la signification de "Nouanni", mot doux à l'oreille. Et bien, il s'agirait d'un mot Esquimau qui signifie "l'essence pratique et sentimentale de la joie de vivre intensément que procure l'aventure des voyages océaniques". C'est idiot mais ça me rend très heureux après la transat encore fraîche dans ma mémoire et dans la perpective de mes projets avec ce bateau. Je n'aurais jamais souhaité une autre signification et le prends comme un heureux signe du ciel.